Suite au dernier mot : au fond tout est en surface 

CREATION 2003

Sur le plateau, treize tableaux se succèdent, librement inspirés du cinéma de Jean-Luc Godard.

 

“Au fond tout est en surface” constitue le troisième mouvement du projet “Plus c’est public, plus c’est privé”. Cet ensemble de 5 mouvements a comme point de départ l’interprète et son processus de pensée soumis à l’expérience du corps et de son observation. Ce qu’il voit, ce qu’il pense et ce qu’il sent à travers son propre regard, celui du spectateur, et au travers de l'œil/caméra.

 

Olga Mesa a ainsi développé une étude autour du rapprochement du regard du spectateur vers une écriture du corps et de la pensée. L'observation devient un processus, un dispositif ou une installation en construction entre l'action, le corps, le mot et sa sensation la plus immédiate. Il s’agit de s’exposer devant un public, non seulement au-dedans d’une conception, interprétation et idée, mais aussi, comme observateur d'une expérience plus intime et personnelle à partager.

 

 

“Suite au dernier mot : au fond tout est en surface” place le corps dans un territoire de fonctions et d’applications que j'ai dénommé choréogramme. Le choréogramme comme un regard qui enregistre une expression en transition (quelle est l’expression précise ?), comme un mouvement privilégié transformé en objet (peut-être un objet de la mémoire ?). Ce qui m’intéresse‚ c’est de parler du processus de création d’espaces à partir du regard qui les génère. Plus que la signification d’un mouvement, mot ou image, ce qui m’intéresse c’est la façon dont ces éléments se relient, apparaissent et se rendent visibles. Pas seulement interpréter, mais surtout capturer le moment. Dans cette pièce, les textes délimitent très subtilement les liens entre réalité et fiction, entre représentation et rencontre, rendant ainsi visible un paysage de situations inexistantes. Peu à peu se construit une mémoire de l’instant, de ce qui est proche. J’ai voulu créer un poème biographique documentaire sur cet espace intermédiaire entre la mémoire, son expérience, sa formulation et sa présentation."

Olga Mesa

à Julian Mesa

 

Chorégraphie et interprétation: Olga Mesa

Création audiovisuelle et sonore: Daniel Miracle

Collaboration artistique: Marc Hwang

Textes pour (ne pas être) écoutés: Olga Mesa, avec l’inspiration de Jean-Luc Godard et d’autres

Photographies: Marc Hwang ; Daniel Miracle ; David Ruano

 

Production: Cie Olga Mesa

 

Coproduction: Centre National de la Danse (CND) - Paris ; Espace Pier Paolo Pasolini - Valenciennes ; El Ojo de la Faraona - Canaries ; Consejería de las Artes - Communidad de MadridSoutienThéâtre de la Ville - Paris / L’Association pour la Danse Contemporaine (ADC) et le Théâtre de l’Usine - Genève

 

Remerciements: La Ribot, Neokinok TV, Gregorio Viera, Carmelo Fernández, Juan Benítez, Valérie Lanciaux, Agnès Hardy, Inma Santos, Clémence Coconnier, Yann Marussich, Jeroen Smits, Florence (spectatrice inconnue), Françoise Mamie, ainsi qu’à toute l'équipe de l'Espace Pier Paolo Pasolini à Valenciennes, de l'ADC à Genève et de el Ojo de la Faraona à Las Palmas de Gran Canarias.“Je tiens particulièrement à remercier Marc Hwang et Claude Ratzé qui m'ont amenée à Genève en 2001 pour y créer le premier mouvement de “Más público, más privado” : Le dernier mot, pièce qui m’a donné envie de créer cette suite.” Olga Mesa